Séminaire Saint-Sulpice – Issy-les-Moulineaux
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Séminaire Saint-Sulpice

Issy-les-Moulineaux

F. Marquis·2 février 2024

Le séminaire Saint-Sulpice est une maison de formation ecclésiastique de l’Église catholique de France dirigée par la Compagnie des prêtres de Saint Sulpice.
Fondé au xviie siècle par Jean-Jacques Olier, le séminaire offre tout le programme d’études (philosophie et théologie) conduisant au sacerdoce.
Il se situe rue du Général-Leclerc à Issy-les-Moulineaux dans le département des Hauts-de-Seine (France), depuis l’expulsion et la confiscation du bâtiment d’origine place Saint-Sulpice (Paris) en 1905.
L’ensemble des bâtiments, à l’exception des parties classées, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 février 19961.
Le nymphée, les chapelles (Grande, Notre-Dame et de la Solitude, oratoire inclus), le bassin xviie siècle, le passage souterrain sous la rue Minard et l’édicule Saint-Joseph, font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 13 avril 1995.

La grande chappelle : ce qui frappe le visiteur c’est l’élévation des colonnes et la luminosité des verrières intercalées entre elles.
D’une manière générale, l’iconographie évolue autour de la Vierge, dans les inscriptions des vitraux, les scènes des médaillons supérieurs, les symboles représentés dans les stucs, et le thème central du grand vitrail de l’orgue.
Le décor somptueux du choeur résulte du don d’un ancien élève de St Sulpice, devenu bienfaiteur : le chanoine Schoeffer.
Quant à l’orgue, divisé en deux buffets et encadrant le vitrail, il fut réalisé en 1930, grâce à une collecte anonyme d’anciens séminaristes.

Jardins à la française : Assez peu modifié, comportant le bassin et fermé par le tunnel.
La nymphée : Curieux petit bâtiment de plan carré, qui s’élève à côté de la Grande Chapelle et dont la voûte de forme trapézoïdale est ornée de rocailles, d’innombrables coquillages et de diverses pierres.
Le tout représente des figures marines (sirènes, oiseaux aquatiques) encadrées de compositions ornementales, d’esprit pré-baroque.
On ne peut terminer cette visite, sans descendre dans la crypte. Là sont conservés des vestiges intéressants et dont la charge émotive reste très forte.
En effet, lors de la destruction de la prison de la grande Roquette en 1900, l’administration proposa aux autorités ecclésiastiques le transfert des cachots où deux otages de la Commune (Mgr Darboy, Archevêque de Paris et le séminariste Paul Seigneret) avaient vécu leurs derniers instants.
La proposition fut agréée et l’on déménagea également une partie du mur devant lequel l’archevêque et plusieurs personnalités furent fusillés.
Tous ces vestiges se trouvèrent donc reconstitués pieusement et disposés dans les profondeurs de la crypte, où l’on peut toujours les contempler.

Pourquoi ça fait du bien :
- le grand jardin à la française et son tunnel permettant d'accèder a la totalité du jardin
- la charge émotive lors de la découverte des cachots et du mur des fusillés
- le caractère majestueux du lieu et notamment la grande chappelle
📍 Adresse33 Rue du Général Leclerc, 92130 Issy-les-Moulineaux
🚇 TransportsMétro 12 — Corentin Celton, puis 3 min à pied
🎟 TarifGratuit

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