Mémorial des Martyrs de la Déportation
Paris
Niché à la pointe orientale de l'île de la Cité, derrière Notre-Dame, ce chef-d'œuvre de l'architecte Georges-Henri Pingusson est l'un des lieux de mémoire les plus saisissants de Paris — et l'un des plus méconnus.
Inauguré le 12 avril 1962 par le général de Gaulle, le Mémorial des martyrs de la Déportation rend hommage aux 200 000 hommes, femmes et enfants déportés de France vers les camps nazis entre 1941 et 1944. Commandé par l'association « Le Réseau du Souvenir » et classé Monument historique en 2007, il est aussi l'un des hauts lieux de la mémoire nationale.
L'architecture elle-même est un message : depuis la rue, on descend un escalier étroit vers une cour de béton brut, cernée de murs rugueux, au niveau de la Seine. Une embrasure horizontale obstruée par des barres anguleuses s'ouvre vers le fleuve. On est enfermé, oppressé, isolé du monde — comme les déportés.
Au fond, la crypte : un long couloir dont les parois sont incrustées de 200 000 bâtonnets de verre, symbolisant chacun un déporté mort. Sous une dalle de bronze reposent les restes d'un déporté inconnu, exhumé du Struthof. Des urnes contiennent de la terre et des cendres prélevées dans les principaux camps.
Le parcours pédagogique, rénové en 2022, propose en outre une muséographie complète sur la déportation, la collaboration et la résistance. L'entrée et les visites guidées sont entièrement gratuites.
Pourquoi ça fait du bien :
- un lieu de recueillement d'une puissance architecturale rare
- gratuit, peu fréquenté, et pourtant à deux pas de Notre-Dame
- les visites guidées gratuites, parmi les plus émouvantes que l'on puisse faire à Paris
Inauguré le 12 avril 1962 par le général de Gaulle, le Mémorial des martyrs de la Déportation rend hommage aux 200 000 hommes, femmes et enfants déportés de France vers les camps nazis entre 1941 et 1944. Commandé par l'association « Le Réseau du Souvenir » et classé Monument historique en 2007, il est aussi l'un des hauts lieux de la mémoire nationale.
L'architecture elle-même est un message : depuis la rue, on descend un escalier étroit vers une cour de béton brut, cernée de murs rugueux, au niveau de la Seine. Une embrasure horizontale obstruée par des barres anguleuses s'ouvre vers le fleuve. On est enfermé, oppressé, isolé du monde — comme les déportés.
Au fond, la crypte : un long couloir dont les parois sont incrustées de 200 000 bâtonnets de verre, symbolisant chacun un déporté mort. Sous une dalle de bronze reposent les restes d'un déporté inconnu, exhumé du Struthof. Des urnes contiennent de la terre et des cendres prélevées dans les principaux camps.
Le parcours pédagogique, rénové en 2022, propose en outre une muséographie complète sur la déportation, la collaboration et la résistance. L'entrée et les visites guidées sont entièrement gratuites.
Pourquoi ça fait du bien :
- un lieu de recueillement d'une puissance architecturale rare
- gratuit, peu fréquenté, et pourtant à deux pas de Notre-Dame
- les visites guidées gratuites, parmi les plus émouvantes que l'on puisse faire à Paris
📍 AdresseSquare de l'Île-de-France, 7 Quai de l'Archevêché, 75004 Paris
🚇 TransportsMétro 4 — Cité, puis 5 min à pied
🎟 TarifGratuit
Localisation


