ABBAYE ROYALE DU VAL-DE-GRÂCE ET MUSÉE DU SERVICE DE SANTÉ DES ARMÉES

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Fondée au XVIIe siècle par Anne d’Autriche, l’Abbaye royale du Val-de-Grâce est installée sur un ancien terrain de la couronne alors situé hors des murs de la capitale, dans le faubourg Saint-Jacques. Dès 1621, la reine de France installe une communauté de religieuses profondément dévotes à Paris. La future régente, qui ne parvient pas à donner un héritier à la couronne, aime s’y retirer pour se ressourcer et prier la Nativité. Par ailleurs, elle promet d’élever “un temple magnifique” à Dieu si ce dernier lui envoie un fils. Ce sera chose faite le 1er avril 1645 : ce jour -là, c’est l’enfant tant attendu, Louis XIV, qui pose la première pierre de l’église abbatiale !
En 1793, la Convention affecte l’abbaye, devenue bien national, à un hôpital militaire. Cette vocation sera dès lors conservée. Aujourd’hui, les 2,7 hectares de l’ancienne abbaye abritent non seulement l’Église Notre-Dame du Val-de-Grâce, mais également l’École d’application du service de santé des armées, l’ancien hôpital du Val-de-Grâce vidé de ses patients, le musée du service de santé des armées, ainsi que la bibliothèque centrale du service de santé des armées.
L’inauguration de l’hôpital “moderne” a lieu en janvier 1979. Cette renaissance érige l’établissement en hôpital hybride, à la fois militaire et civil : tout un chacun peut dès lors être dirigé vers un médecin du Val-de-Grâce. Devenu en quelques années un emblème de l’excellence médicale française, le Val-de-Grâce reste composé principalement d’employés militaires.

En effet, cet ancien hôpital des armées a accueilli, jusqu’à sa fermeture en 2016, quelques unes des plus grandes personnalités politiques et diplomatiques du XXe siècle : François Mitterrand, Jacques Chirac, Yasser Arafat, Abdelaziz Bouteflika ou encore l’Abbé Pierre figurent parmi les patients les plus emblématiques de l’établissement.
Le dôme, moins élevé mais plus décoré que ceux de la Sorbonne et des Invalides, est inspiré de celui de Saint-Pierre-de-Rome. À l'intérieur, l'influence baroque se manifeste dans la voûte sculptée de la nef, le baldaquin monumental, ainsi que dans la belle coupole, décorée d'une célèbre fresque de Mignard.

Pourquoi ça fait du bien :
- pour la beauté du dôme et du baldaquin de 19 mètres de hauteur
- pour les pièces originales exposées liées à la médecine subaquatique et aérospatiale
- pour la collection exceptionnelle des docteurs Debat


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