MUSÉE DES ANNÉES 30 - LANDOWSKI

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Le discret musée des années 30 à Boulogne-Billancourt est une pépite méconnue, riche d’une collection unique d’art de l’entre-deux-guerres. A découvrir.
Il n’y a pas que Picasso. Pas que les surréalistes, les Chagall, Pollock, Duchamp et ces nombreux artistes accrochés dans les salles du centre Pompidou. Un autre art de l’entre-deux-guerres, moins avant-gardiste, moins contestataire, existe. Plus classique, poétique, mais tout aussi révélateur de son époque. On peut le découvrir au musée des années 30, à Boulogne-Billancourt. Un bijou, méconnu du grand public, chéri par les spécialistes. L’établissement municipal, à deux pas de l’hôtel de ville, possède une collection unique en France, riche de 14 000 œuvres.
Il se passe plein de choses pendant cette période, c’est le début des congés payés, le temps des colonies, la crise économique, les prémices de la guerre. La société est en pleine transformation. Les expositions universelles et coloniale de 1925, 1931 et 1937 viennent aussi porter leur lot d’inspiration.
Pourquoi Boulogne est-elle autant marquée par les années 30 ? Parce que la ville a été un véritable laboratoire artistique à cette période. Avec la montée des prix de l’immobilier parisien, de nombreux peintres, sculpteurs et architectes n’ont plus les moyens de se loger dans la capitale. Ils élisent domicile dans cette commune, limitrophe, en pleine expansion, et y installent leurs ateliers.
Le musée occupe 3 000 m2 et est réparti sur trois étages. Dans les salles spacieuses, souvent désertes, on découvre de magnifiques pièces : portraits mondains, vie quotidienne. Scènes de baignades, jeux sur la plage, témoins des premiers congés payés, comme cette vivifiante Partie de pêche, de Jean Despujols, une des toiles phares du musée. On s’arrête devant les scènes de fête et de danse, le Paris des années folles, les sculptures de nus aux lignes droites et épurées.

Ces lignes, on les retrouve dans le mobilier art déco, qui se dévoile au dernier étage. Le métal, le verre côtoient de beaux bois exotiques. On trouve ici, de nombreuses créations de Jacques-Émile Ruhlmann, symbole de l’art déco, mais aussi Charlotte Perriand, Jules Leleu ou Jean Prouvé.

Pourquoi ça fait du bien :
- pour l'hétérogénéité des collections (meubles, peintures, sculptures, maquettes d'architectes,...)
- pour l'espace et la tranquillité des lieux (on est loin des cohues du Louvre)
- pour le mobilier art déco du dernier étage, magnifique !


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