Opéra Comique - Paris

Opéra Comique - Paris

L’Opéra-Comique est souvent considéré comme l’équivalent de l’Opéra Garnier en une taille plus réduite, à dimension humaine, plus proche de son public, notamment du point de vue des artistes. Son architecte, Louis Bernier s’est notamment inspiré de la construction contemporaine du Palais Garnier en s’inspirant de son architecture éclectique.
L’Opéra Comique a brûlé deux fois. Notamment parce que tout y fonctionnait au gaz et à la bougie. Le théâtre que vous pouvez visiter aujourd’hui a été reconstruit exactement au même emplacement en 1898 qu’auparavant, mais cette fois-ci entièrement équipé à l’électricité ! C’était alors le premier théâtre d’Europe à fonctionner ainsi.
La salle Favart, salle de l’Opéra Comique est une salle à l’italienne, c’est-à-dire en forme de fer à cheval. Grâce à cette forme, le public est tourné vers la scène mais aussi vers les autres spectateurs. À l’époque de sa construction, la télévision et Internet n’existaient pas. On allait au théâtre pour voir un spectacle mais aussi pour se montrer et observer les autres. D’autant que la salle restait éclairée pendant toute la représentation !
On appelle opéra-comique un genre de spectacle pas nécessairement drôle, mais où le théâtre parlé et l’opéra chanté sont mêlés : on y chante aussi bien qu’on y joue la comédie. Les œuvres sont chantées en français (contrairement à l’opéra qui est souvent en italien ou en allemand). Avant d’être officialisé sous le règne de Louis XIV, il a eu une histoire mouvementée : l’Opéra et la Comédie-Française voulaient en effet lui interdire de donner des spectacles qui faisaient concurrence à leur privilège royal.
Une solution a été trouvée : au lieu de chanter tout le temps (comme à l’opéra) ou de parler uniquement (comme à la Comédie-Française), l’opéra-comique a choisi de mélanger le parlé et le chanté.

L’Opéra Comique a produit les chefs-d’œuvre français les plus joués au monde encore aujourd’hui : Carmen de Bizet, Lakmé de Delibes, Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, Manon de Massenet, Pelléas et Mélisande de Debussy…
Aujourd’hui, on y joue des opéra-comiques, des opéras baroques mais aussi des créations, ou des opéras pour enfant.

Pourquoi ça fait du bien :
- pour observer dans la salle Favart le magnifique plafond de Benjamin Constant
- pour les murs lourdement décorés mais au combien majestueux
- pour la proximité avec les passages parisiens


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